Visite Guidée avec les Amis de l'Eglise Romane

LES CLOCHES SONT DE RETOUR !

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Sans poubelle

MYSTERES ET SECRETS DES BATISSEURS D'EGLISES

Ce site a pour objectif de vous présenter cet admirable édifice séculaire appelé familièrement "La Vieille Eglise" par les riverains du Mont où elle se situe.

Vous y découvrirez également les activités  passées et à venir ainsi que les actions menées par l'association en cliquant sur les onglets Album et Videos.

Nous ferons toujours au mieux pour compléter vos demandes que vous pouvez nous adresser en nous contactant.

Souhaitant que vous trouverez ici les informations qui précèdent ou succèderont à votre visite!

 
PRESENTATION DES LIEUX.
 
Depuis presque un millénaire, l'église romane de Mont Saint Martin découpe sur le ciel de Lorraine sa silhouette harmonieuse aux proportions parfaites et aux couleurs chatoyantes.
Bâtie sur une éminence, elle domine les 3 frontières, la Belgique et le Luxembourg étant à ses pieds.
 
Le chemin pour y accéder n'est pas des plus faciles.
Pourtant, la petite église vaut le détour et une fois arrivé, le pèlerin est récompensé de ses efforts, et la visite peut commencer!
La nef est éclairée par une rosace dont la sobriété en fait le raffinement, tandis que des fenêtres hautes en plein cintre filtrent la lumière du jour au travers des vitraux pour éclairer les bas-côtés.
 
Le choeur est décoré par des fresques du XVe siècle représentant l'Annonciation, la Charité de Saint Martin de Tours (aussi appelé Saint Martin des Champs) partageant son manteau et d'autres saints évêques locaux très attachés à l'histoire de la Lorraine.
 

A l'issue de plusieurs campagnes de restauration qui se sont succédées entre 2010 et 2012, l'église a retrouvé son éclat du passé et accueille tout au long de l'année diverses manifestations culturelles ainsi que des expositions artistiques, concerts de musique profane et sacrée, le point d'orgue étant la Fête Médiévale  le 3e dimanche de septembre, à l'occasion des Journées Nationales du Patrimoine.
 

OUVERTURE AU PUBLIC, DE MI-AVRIL A MI-SEPTEMBRE

Les samedis et dimanches de 15h à 18h

 

Visites  sur demande, contactez nous par le site, ou appelez le +333-82-25-23-70, horaires bureaux.

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Eglise bonne visite

Moine

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Secrets et mystères des batisseurs d'églises.

Quand se trouvant au fond de la nef d'une église romane et que du milieu de l'allée centrale, on regarde devant soi, l'œil est attiré par un point situé dans le chœur, juste au-dessus de l'autel.


Ce point focalise notre attention car c'est vers lui que convergent toutes les lignes de fuite de l'architecture intérieure de l'édifice.
Ce point purement imaginaire résulte, nous disent les savants, d'un effet de perspective mais il correspond bien à l'idée que notre mental peut se faire de l'infini, cet infini auquel inconsciemment tout homme aspire et vers lequel on peut diriger ses pas.


Jusqu 'à la hauteur de la quatrième arcade, rien ne vient perturber notre marche vers la lumière.

Au quatrième pilier, les choses ont tendance à se modifier, quelque chose se passe qui agit sur notre psychisme.

C'est à cet endroit que généralement, les visiteurs inconsciemment font halte.


A partir de là, nous constatons que notre vision des lieux et notre conception des choses commencent à s'élargir.

De nouvelles perspectives totalement imprévues se dévoilent à nos yeux et de nouveaux points de repère s'imposent à notre esprit.


Et puis, brusquement, au moment précis où l'on arrive au milieu du transept, sous la coupole, à l'endroit que les bâtisseurs nommaient le Cardo (le gond), tout bascule.

Il se produit alors un renversement total des perspectives. Les lignes de fuite ont disparu. Toutes les lignes architecturales de l’église convergent sur nous-mêmes et nous pénètrent.
C’est une véritable conversion.


L'infini n’est plus un point imaginaire situé quelque part sur la ligne d'horizon, vers un au-delà pratiquement inaccessible. L'infini est en nous.

C'est en nous-mêmes que se situe le lieu géométrique d'unification de cette construction sacrée.

Le centre de la croix tridimensionnelle invisible, autour de laquelle s'édifie cette architecture est en nous.

Nous sommes intégrés à la construction pour devenir nous aussi une demeure de Dieu dans l'esprit.

C’est à partir de ce point précis que s’établit le Saint des Saints, le chœur, le lieu où le mystère l'Eucharistie peut s’accomplir.

Tel est le message spirituel légué par les bâtisseurs d'églises du Moyen-âge : c’est du cœur des êtres qu’émanent et rayonnent indéfiniment les reflets de l'énergie divine qui créé, soutient et anime sans cesse l'univers.
Au cœur de l'univers et de tous les mondes
Au cœur de l'Être et de toute la création
En dehors du temps et de l'espace, c’est le centre de toutes choses.


 Les œuvres d'art, particulièrement de l'Art Roman, n'ont pas de significations littérales ou objectives.

Elles ne sont que les expressions symboliques et subjectives des sentiments et de la pensée de ceux qui les ont réalisées, ce qui ne les empêche pas d'exprimer des réalités qui répondent encore aux multiples aspirations spirituelles des hommes d'aujourd'hui.


En elles se réunissent toujours le ciel et la terre, la matière et l'esprit, la nature et la culture, le réel et le rêve, l'inconscient et la conscience, par qui les choses sont.


Puisse cette introduction sur les «Arcanes de l'Art Roman » permettre aux visiteurs de percer des secrets jusqu'alors insoupçonnés, de mieux cerner les dimensions symboliques de son architecture et d'en découvrir les vraies valeurs.

Plan eglise

Sur ce plan, on notera l'absence de transept ,  caractéristique commune aux églises du premier âge roman (950-1060)

Absence également de la sacristie,  édifiée dans le prolongement du choeur au milieu du 19e siècle.

 

L'ARCHITECTURE ROMANE

I- Historique

L’art roman est apparu au Xe siècle. Il résulte de l’évolution de l’architecture du moyen-âge avec les architectures carolingienne et ottonienne car à cette époque l’Eglise est aussi un centre intellectuel. Cette architecture religieuse a connu différentes phases :
 
 

Premier âge roman  (950 à 1060) : Il est apparu en Europe méridionale. Il respecte un plan simple (plan basilical) qui se caractérise par une nef à 3 vaisseaux, une abside mais pas de transept. Les églises romanes sont de petites tailles et massives (murs épais). La charpente en bois est remplacée par un voûtement en pierre dans quelques parties des églises. Par souci de rythmer l’espace et d'harmoniser l’église, on ajoute des piliers et des éléments extérieurs. Les sculptures se développent ainsi que les chapiteaux vers 1025.

 Deuxième âge roman  (1060-1130) : Les infrastructures religieuses adoptent un plan en croix latine. Les voûtements de pierre, alors construits uniquement sur certaines parties des églises, s’étendent à la nef. On favorise également les voûtes en berceau (brisées ou cintrées) et les voûtes en arête. Les poussées sont contenues par des murs épais ou des bas-côtés avec contreforts. On réalise des élévations à trois niveaux en ajoutant des tribunes et de hautes fenêtres qui permettent un éclairage de la nef. Bien qu’on retrouve à l’intérieur des peintures, la sculpture est aussi privilégiée avec les chapiteaux et l’invention en 1100 des tympans sculptés qui ornaient l’entrée des édifices. Un des plus connus est le tympan de Conques. Auparavant, seuls les linteaux et l’encadrement des portes étaient ornés. La sculpture gagne également les voussures... L’art roman est alors qualifié d’art barbare.

II - Caractéristiques :

L’architecture romane s’est développée en Europe au cours du Moyen-âge du milieu du Xe siècle au XIIe siècle. Elle se caractérise par :

 - Des voûtes en plein-cintre inspirées de l’architecture romaine antique ;

- Des arcs ;

- Des colonnes cylindriques et surmontées de chapiteaux souvent sculptés avec des représentations animales, végétales plus ou moins géométriques ;

- Des voûtes en berceau ;

- Des arcs-brisés .

L’architecture romane inspire aux visiteurs un sentiment de massivité et d'obscurité car les murs ne permettent pas l’implantation de nombreuses fenêtres. On constate donc que la pénombre résulte plus d’une contrainte technique que d’un choix liturgique qui voudrait délivrer à l’édifice une forme cryptique et une ambiance mystérieuse. Le deuxième âge roman va permettre d’implanter plus de fenêtres pour diffuser la lumière grâce à de nouvelles voûtes, contreventées avec de nombreux contre-boutants.

La pierre était le matériau principal des infrastructures religieuses romanes. Elle s’alliait avec le bois utilisé pour les charpentes, les chaînages incorporés et les échafaudages.

Lors de la construction d’édifices romans de nombreux ouvriers se côtoyaient tels que des architectes, des tailleurs de pierre, des charpentiers, des maçons et des fresquistes.

 
 

Date de dernière mise à jour : 12/06/2018

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