Historique de l'église

Past now

 

Initialement intégrée au prieuré de bénédictins puis de jésuites, avant de devenir une église paroissiale.

Chronologie de construction et évolution à travers le temps:

- Milieu 12e siècle ; limite 12e siècle 13e siècle ; 3e quart 18e siècle ; 19e siècle ; 20e siècle

Années:

- 1753 ; 1895 ; 1898 ; 1928 ; 1929

Auteurs des travaux:

- Schuler (architecte) ; Louzier (architecte) ; Racine (architecte des Monuments historiques) ; Imbert (entrepreneur) ; Benoit J. (peintre-verrier).

Historique:

- Mentionnée pour la 1ère fois en 1096, l'église a été reconstruite au milieu du 12e siècle ;

- Voûtée ou revoûtée vers 1200 ;

- Prieuré de bénédictins, dépendant de l'abbaye Saint-Vanne de Verdun, donné en 1599 aux jésuites de Verdun,

  reconstruit en 1753, date portée ;

- Repercé au 19e siècle ;

- Sacristie ajoutée 2e moitié 19e siècle ; 

- Eglise restaurée à plusieurs reprises, en particulier de 1895 à 1898, daté par source, par Schuler,

  architecte des Monuments historiques, et son successeur Louzier, sous la direction de Racine,

  inspecteur des monuments historiques ;

- De 1898 à 1904, daté par source, par Imbert, entrepreneur (travaux de maçonnerie, charpente et couverture)

  sous la direction du même Racine ;

- En 1928, daté par source (travaux à la tour et travaux de couverture) ;

- Vitraux de J. Benoît posés en 1929, daté par source ;

- Eglise désaffectée (mais toujours consacrée), au profit de l'église paroissiale Saint-Barthélémy sans doute peu après

  la construction de celle-ci en 1929

Classée Momument Historique en 1889.

Dernière campagne de grande restauration en 2007.

 

Sources: Inventaire général du patrimoine culturel

Note: Dans un ouvrage consacré à ses illustres aïeux photographes (famille Flamion), l'auteur mentionne le mariage des époux Paul Thouvenot et Anna Debray, le dernier célébré dans cette église, en 1929.

D'autres plus récemment ont été célébrés ici, avec l'accord des autorités religieuses dont dépend encore l'église.

On peut supposer qu'une célébration dans ce lieu chargé d'histoire doit laisser de bons souvenirs aux nouveaux mariés!

 

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A PROPOS DU VIEUX TILLEUL...

                        Qui orne de sa ramure majestueuse l'entrée de l'ancien cimetière aujourd'hui disparu.

Tilleuil

Le folklore local regorge d'anecdotes plus ou moins légendaires concernant la représentation symbolique de l'arbre dans l'inconscient collectif, et ce depuis des temps immémoriaux.

Les gens adorent les légendes! Et c'est très bien.

Cependant, nous allons essayer de nous rapprocher d'une vérité un peu plus....terre à terre, à propos de ce vénérable tilleul.

Tout d'abord, sachez que tout comme l'église qui est classée Monument Historique, cet arbre est inscrit dans les registres du très sérieux Muséum National d'Histoire Naturelle, et protégé par la Direction Régionale de l'Environnement de Lorraine, rien que ça!

 

Que disent les historiens?

C'est un arbre de la liberté planté en 1789 devant l'église romane du XI ° siècle à Mont-Saint-Martin.

"Deux tilleuls ornaient l'entrée du cimetière jusqu'en 1815 ; à cette époque, les Russes, qui cantonnaient à la vieille église en coupèrent un au ras du sol : l'autre fut étêté à deux mètres..." (M. Mourlon).

Un texte d'écrivain parle d'un "vieux et magnifique tilleul, de plus de quinze mètre de développement" , "arbre purement merveilleux qui donne même un  grand caractère pittoresque au monument classé qu'il agrémente de sa verdure".

L'arbre a subi des tailles qui lui ont donné une forme irrégulière, bien que le sujet paraisse sain.

 

Avec tout le respect qui leur est dû, il est important d'apporter quelques corrections de dates, et de bien situer le contexte.

- 1789 ; comme chacun l'a appris en classe, prise de la Bastille, point d'orgue de la Révolution Française.

Mais...dans ce contexte politique et social fortement troublé, nos "sans-culottes" étaient certainement plus occupés à couper quelques dernières têtes plutôt qu'à faire du jardinage!

C'est donc un peu plus tard, vers 1792, inspirées par une coutume de la nouvelle Amérique indépendante (4 juillet 1776...Lafayette, te voilà!), que les communes de France Républicaine ont commencé à planter, avec le cérémonial adapté, les premiers fameux Arbres de la Liberté.

 

- 1815, à cette époque les Russes....Tsss tsss! A cette époque, les cosaques étaient déjà repartis dans leur steppes natales, pendant que Napoléon 1er se morfondait sur les rochers de l'ile d'Elbe.

L'anecdote des soldats Russes, ou peut-être Autrichiens, s'est certainement déroulée dans les premiers mois de 1814, fin de la Campagne de France dont l'issue marquera la chute du Premier Empire, et le 1er exil de Napléon Bonaparte.

A moins qu'il ne s'agisse des troupes d'occupation dite "de garantie"...

 

- L'occupation alliée en France de 1815 à 1818.

Le traité signé le 20 novembre 1815 par les quatre alliées (Angleterre, Russie, Prusse et Autriche) est drastique en bien des points.
La France est ramenée à ses frontières de 1790.
Sur le plan financier, elle est contrainte de payer 700 millions de francs d'indemnités, régler les traitements des troupes des anciens États soumis aux armées napoléoniennes,
mais surtout entretenir à ses frais une armée d'occupation de 150 000 soldats sur les territoires frontaliers du pays pour une durée de cinq ans. (Ramenée à 3 ans après renégociation de la dette.)
C'est le début de l'occupation dite de « garantie ». Les troupes alliées sont réparties comme suit :
- Anglais dans les départements du Nord,
- Russes dans les Ardennes,
- Autrichiens dans l'Est
- et Prussiens en Meuse.

 

Voilà, messieurs les historiens! Ces petites précisions qu'il me semblait bon d'apporter afin d'éviter des ulcères aux éminents spécialistes qui parcoureront ces lignes.

 

Les plantations d’arbres de la liberté se multiplient au printemps et à l’été 1792 : la France, en guerre contre l’Autriche, est saisie d’un élan patriotique, et la défense de la patrie se confond avec celle des conquêtes de la Révolution. L’arbre devient donc un symbole fort de l’idéal révolutionnaire.

 

Dans de nombreux pays, on plante un tilleul pour célébrer une victoire et surtout une libération,

Les sans-culottes français n’oublient pas ce symbole de justice :

"Nombre des « arbres de la liberté », représentant l’an I de la République et plantés en 1793 ne sont autres que des tilleuls."

La plantation des arbres de la liberté se faisait avec une grande solennité, toujours accompagnée de cérémonies et de réjouissances populaires auxquelles prenaient part, dans un même enthousiasme patriotique, toutes les autorités, magistrats, administrateurs, et même le clergé, prêtres, évêques constitutionnels et jusqu’aux généraux.

Ornés de fleurs, de rubans tricolores, de drapeaux, de cartouches avec des devises patriotiques, ces arbres servaient de stations comme les autels de la patrie aux processions et aux fêtes civiques.

 

Mais revenons à notre vieux tilleul...2 siècles plus tard, celui-ci avait donc une vingtaine d'années lors des évènement rapportés ci-dessus.

 

Sur ce je vous laisse, je vais me faire une bonne tisane ...de sauge!

 

 

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Juin 2018

LE MONUMENT AUX MORTS A VECU.

Monument morts

Profitant de la présence des engins de chantier pour les travaux de rénovation de la place, le monument aux morts érigé entre les 2 guerres a été démoli, car un autre plus récent le remplace depuis quelques années dans un espace dédié attenant à la mairie.

Une loi stipule qu'un seul monument à la gloire des concitoyens "Tombés pour la France" doit être érigé dans une commune.

De ce fait, la municipalité a régularisé sa situation auprès des autorités militaires ...au grand dam de certains nostalgiques!

 

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Commentaires (4)

AE
  • 1. AE | 15/10/2018
Merci pour ces beaux récits et cette passion communicative ! J'ai toujours du plaisir à les lire.
thierry-lauretta
  • thierry-lauretta (site web) | 15/10/2018
Plaisir partagé quand je me promène par là.... https://anaisequey.com/ On apprend tous les jours! Merci du passage Anaïs.
Dominique Delsate
  • 2. Dominique Delsate | 15/09/2018
Très heureux de trouver toutes ces belles informations sur l’ancienne église ....Une jolie vitrine pour un site et un monument magiques, époustouflants, romantiques ! Bravo la Lorraine, de la part des voisins belges et luxembourgeois.
thierry-lauretta
  • thierry-lauretta (site web) | 15/09/2018
Dominique, Quel honneur, une visite du MNHN! Mes 3 enfants, aujourd’hui 22, 16 et 11ans ont toujours apprécié ce musée lors des promenades hivernales...surtout le chocolat chaud à la cafétéria! Je dois avoir des photos de cette l'époque. Merci du passage, et du message. A bientôt peut-être. Cordialement. TL PS: ....si vous êtes dans le coin dimanche prochain 23/09: http://eglise-msm.e-monsite.com/agenda/evenements-organises-par-l-association/concert-baroque-artemandoline.html C'est un ensemble luxembourgeois. Si vous aimez la musique baroque...cliquez sur la vidéo, ça va être un chouette concert.

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Date de dernière mise à jour : 15/11/2018